jeudi 19 février 2015
Les tribulations de l'abbé Goupillon
Pauvre abbé qui en voudrait bien du mariage pour tous, lui qui sait que si les voies de dieu sont impénétrables, certaines de ses ouailles suçant l'hostie à genoux à l'office sont ouvertes par tous les orifices.
Mariage pour tous, mariage pour lui, mariage à deux, trois et plus si affinité quoi de plus naturel, pense-t'il officieusement: "Et si notre père avait voulu que nous ne fassions que nous reproduire, nous aurions pondu des oeufs! Alors à quoi bon, le clitoris, la sensibilité du gland au bout du pénis. A quoi bon les délices de la caresse buccal, le feu d'artifice du cunnilingus, la fournaise infernal du fourreau anal, la moiteur brûlante d'une fente ardente sur le prépuce."
Finalement, las de s'astiquer le manche en douce dans l'isoloir en écoutant les confessions triviales des refoulés de la braguette, des grenouilles de bénitier rêvant de faire un bien meilleur usage des crucifix, ostensoirs et autres cierges. Las du délire subliminal des vierges effarouchées, des frigides barjots, des "marie couche toi là", des bourgeoises étriquées le jour, écartelées la nuit et des refoulés en tous genre n'ayant jamais pu se faire dégorger le poireau ou arroser le dindon sans avoir fait leurs prières du soir. L'abbé Goupillon lors d'une dernière oraison à baisser son pantalon et exposé à la vue outragée de ses moutons sa vision de la religion, une verge en érection.
Depuis il est parti et a pacsé Mlle Bonichon. Ils se sont dit oui au " Kamasutra club", bénis par une enfilade de turgescences bien raides sous des bouquets de vulves tumescentes. Et, régulièrement de sa semence il lui fait don, l'arrosant sans rétention dans tous les recoins divers et variés qui se prête ou non à cette onction.
vendredi 29 mai 2009
Mon 1er mai
Ils veulent du pouvoir d'achat, avoir plus encore de choix pour consommer quand l'intolérable productivité, délocalisée ou pas, est en train de tuer leurs enfants pour qui, pourtant, ils disent s'inquiéter.
Voilà seulement quarante huit heures que je viens de dire adieu au magnifique cul d'Isabelle. Je commence à reprendre quelque peu pied dans la réalité et j'ai la sensation d'avoir vécu ces deux derniers mois sous GHB. Moi le jouisseur au cœur atrophié, je m'étais laissé étourdir par un afflux hormonal de jeune puceau, au point d'en oublier mes penchants naturels pour la diversification sexuelle.
Nous sommes le 1er mai, il est cinq heures du matin et je sors tout juste du studio d'un rugbyman qui m'a fait découvrir les joies des mêlées vigoureuses. Il a passé une partie de la nuit à transformer des essais, ce qui n'est pas sans me poser quelques problèmes pour marcher.
A ses heures matinales, celles de mes déambulations entre deux états, ses heures que je pratique depuis toujours, j'ai l'habitude d'observer la rencontre éphémère autant qu'intemporelle de deux mondes complémentaires qui s'ignorent allègrement la plupart du temps. Les travailleurs du jour allant à leurs tâches croisent cette humanité lunaire allant à son lit.
Mais ce matin j'aperçois surtout des cars de CRS dans lesquels, à moitié endormis, enfumés des odeurs de pieds et de pets accumulés lors des trajets, les protecteurs de l'ordre et de la loi, les soudards écervelés du pouvoir, attendant l'heure de se mettre en rang pour la bataille. Ils sont quand même très nombreux.
Du coup, je réagis. Le 1er mai, le muguet, les bruits de la rue de ces dernières semaines dont essayait de me parler Isabelle mais qui m'indifférais, bien trop occupé que j'étais, les oreilles entre les cuisses de la belle. Il est vrai que que je ne m'en suis guère préoccupé, comme à mon habitude. C'est bien pour cela, d'ailleurs, que cette entêté de métissée c'est lassée de mes assauts répétés à tous ses orifices et m'a délaissé en me souhaitant de pourrir par la queue qui pourtant l'avait si bien fait jouir.
C'est vrai, je l'avoue, je me fous comme de ma première éjaculation de ces confrontations stériles entre possesseurs et possédés. Ce n'est pas que je ne respecte pas ce combat pour plus de justice sociale que réclame les populations. Ce n'est pas, non plus, que je n'ai pas conscience de leurs désarrois face aux cynismes affichés de ces classes qui ont accaparés les pouvoirs et n'entendent pas les partager. Non, et même, en vérité dans mes jeunes années d'homme encore riche d'espoirs, de rêves, d'utopies et de grandes idées, j'étais un combattant des libertés. Puis les années passant, la classe ouvrière devenant la ménagère de moins de cinquante ans. Les employés accouchant de consommateurs décérébrés. Les employeurs jouant aux financiers, aux usuriers prêtant à des taux exorbitants de ridicules sommes servant à aliéner , enchaîner à l'accès à la propriété, les velléités de ceux dont les parents, pourtant, avaient versés des larmes et du sang d'en l'espoir d'y noyer à jamais les inégalités.
Comment aider, comment être solidaire avec ces gens qui vont défiler pour défendre le modèle de société qui les amène ici, en ce jour, arpenter le bitume, crier le désespoir. Peut-être même faire le grand soir, ce dont je doutes, car la plupart ne revendique en fait qu'une plus grosse part d'un gâteau dont les ingrédients sont déjà en voie de décomposition.
Ils veulent sauver leurs emplois quand sous leurs poids la terre ploie. Ils veulent du pouvoir d'achat, avoir plus encore de choix pour consommer quand l'intolérable productivité, délocalisée ou pas, est en train de tuer leurs enfants pour qui, pourtant, ils disent s'inquiéter.
Moi, il y a maintenant bien longtemps, lorsque je me suis éveillé. Lorsque j'ai pris conscience que chacun d'entre nous portait en lui les germes de la défiance. Compris que le penchant naturel de l'homme n'était pas dans la solidarité. Que soumis à la constante stimulation émotionnelle imposée par les médias traitant toute information sans recul, ni explication de texte, il ne pouvait survivre que grâce aux instincts primaires qui vont si bien avec les idéaux de l'ère bancaire. Compris que l'histoire allait dans ce sens et que je ne pouvais rien y faire, alors je me suis retiré.
A partir du moment où le banquier fait la loi, où à son service, la science aveuglée fait la foi. A partir du moment où la majorité croit plus au livret A qu'à l'amitié, que la propriété est la panacée. A partir du moment où le rêveur (raver) est considérer comme un parasite improductif, un boulet à la société. A partir du moment où les idées sont comptabilisées, la vie breveté, l'eau commercialisée, l'air pur réservé. A partir de ce moment là, il n'y a plus grand chose à espérer.
Moi je me suis réfugié dans les plaisirs gratuits et sans cesse renouvelés de la sexualité. J'ai cessé de m'excuser de penser et vivre différemment. Je me suis débarrassé du sentiments de culpabilité que j'ai longtemps éprouvé, face à ceux qui n'ont pas encore ouvert les yeux et qui sont malheureusement encore beaucoup trop nombreux pour espérer voir émerger, ici, en ce premier mai 2009 une véritable maturité de l'humanité.
Voilà ce que je penses du 1er mai, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Je vous invite à lire les articles d'Aimsapiens. Et même si il prétend que je suis irrévérencieux, ce qui est faux, il a toute mon amitié. J'espérais plus mais il ne s'est pas encore converti à la bisexualité. Ça viendra....
jeudi 26 février 2009
En hommage à la sensualité féminine pour oublier toutes les crises, les miennes et celles du reste du monde...
transe des sens, de l'inattendu tous ses sens tendent aux sous-entendus
Au coin de la rue où elle apparaît d'un pas tranquille dans ses pensées perdues. Elle cherche dans la foule un visage, mais... qui disparaît, se défile aux fils d'imprévus.
transe des sens, de l'inattendu tous ses sens tendent aux sous-entendus
Agile elle se faufile dans le flot anonyme, laissant paraître l'impatience de l'amante à se soumettre aux désirs de la silhouette masculine qui prend plaisir à s'égarer mais sans jamais s'éloigner et jouit par avance de ce corps abandonnée à la langueur de l'attente enfin assouvie.
transe des sens, de l'inattendu tous ses sens tendent aux sous-entendus
sous son pas facile, sa jupe fendu, des voiles futiles à mon œil indiscret dévoilent le fil de son secret. Sa démarche agile pour se donner à cet inconnu. Je soupçonne sous les dessus, des dessous de soie fragile, de ceux plaisant à caresser avant de les déchirer. Je devine les étoffes effleurer l'intime, alimenter le feu sur sa peau si sensible en cet instant de fragile équilibre qu'un seul regard de l'amant de suffirait à faire chavirer.
transe des sens, de l'inattendu tous ses sens tendent aux sous-entendus
moi sensible à sa sensualité, je m'imagine objet de son désir, n'être le jouet que de son seul plaisir et jaloux des jeux à venir, j'en maudis l'abonné.
texte original de Pascal Slamsèlam © tous droits réservés
mardi 24 février 2009
Nous irons manger... Après! la suite et fin...
Moi qui ne croyais en rien, je me suis retrouvé tout d’un coup en pleine crise de spiritualité. Agenouillé devant cette magnifique cathédrale ferme, ronde, chaude et velouté, j’en parcourais de mes prières salivaires l’allée centrale jusqu’à sa nef principale.
Ce fût un moment de grande émotion quand enfin dans mon antre, Isabelle, je venais d’apprendre son prénom, laissait tomber son pantalon. Ce jean serré n’avait pas su cacher un cul si bien formé que depuis sa vision entre les étals du marché j’en avais une raideur bien difficile à dissimuler.
Sitôt la porte d’entrée franchie, je la pressais à se dévêtir. Sous le bonnet, des cheveux mi-longs, mi-démêlés teint en blond. Une faute de goût, à mon avis, qui n’allait pas au mieux avec sa peau chocolat viennois crémeux. Mais je serais m’en accommoder, voir y remédier si jamais cette histoire de fesse devait durer plus que quelques rendez-vous.
Sous l’anorak, un pull. Sous le pull, surprise. Dans un soutien-gorge à balconnets deux beaux seins qui sans être gros n’envisageaient pas de se laisser aller à prêter pitié. Libérées de leurs dentelles, les deux poires aux sombres mamelons dardaient dans ma direction des tétons que je devinais faciles à faire pointer gros comme des petits cornichons.
Enfin, tomba le pantalon. Une culotte blanche faisait encore office de barrière aux délices de ma compassion. Elle allait pour la retirer quand je m’approchais. A genoux, les yeux fermés, je mis mon nez contre sa toison et me laissait submerger par les odeurs de son intimité. Je fis glisser sans précipitation cette ultime frontière de coton vers sa nudité la plus entière. Je saisis ses hanches pour la faire pivoter, puis me reculais avant d’ouvrir les paupières.
Là face à moi, à quelques dizaines de centimètres de mon visage, je contemplais à quel point la nature, quand elle est bien tournée, pouvait faire d’un tas d’os, de chair et de viscères, un ensemble parfait, si bien aménagé que certains se laisseraient aller à croire qu’il existait une main extérieure pour si bien en contrôler les aspects de sa création. Les imbéciles !
Pourquoi alors tant de culs flasques ou plat ou sans formes ou déformés ou tout cela à la fois ?
Pourquoi tant de fesses usées de n’avoir jamais servies que pour s’assoir ?
Sans compter celles qui ne jurent par seulement leurs usages dit naturel. Elles n’ont connu que les contacts d’une toilette faîte rapidement de peur de s’attarder sur cette voie d’expulsion. Elle contient pourtant bien plus de terminaison nerveuse et donne bien plus de sensation au toucher que ne seraient leurs en procurer les bouts de leurs doigts égrenant des chapelets de prières pour plus de leur bonheur sur la terre. Ils pourraient aisément le trouver en se grattant tendrement le fond.
Mais je m’égarais. C’était la vision de ce cul sans imperfection. Troublé mais pas déboussolé j’en revenais à ma passion. Ma langue, du creux de ses reins s’immisçait entre ses fesses et glissait jusqu’au sombre calice. Je sentis une réticence. Isabelle n’avait pas l’air d’être habituée à pareil traitement. Pour déjouer un éventuel reniement, je passais une main entre ses cuisses et d’un doigt fouisseur masturbais son clitoris. Non vraiment, elle n’était pas habituée à semblable cérémonial. Elle n’avait jamais eu connaissance de pareille caresse et après seulement quelques circonvolutions de mon index sur son bouton, elle soupirait d’aise et se laissait aller à toutes mes manipulations... Toutes...
La voilà qui s’éveillait. Je l’observais et me surprenais à éprouver quelques tendresses. Il allait falloir donc qu’elle abandonna cette horrible teinte blonde qui ne lui seyait pas plus qu’une barbe à la Joconde. L’espace d’un instant je devinais dans sa prunelle une certaine honte. Elle avait cédé à mes sensuelles tentations interdites par son éducation. Je déposais un baiser dans le creux de sa cuisse. Elle en oubliait aussitôt ces vieux fonds d’anathèmes qui l’avaient privé depuis tant d’années de toutes ces puissantes sensations. Elle m’a sourit. Je me suis penché à son oreille et lui ai chuchoté :
« - Allons manger, maintenant… »
dimanche 22 février 2009
Nous irons manger... Après!
Je la suivais sans cacher mes intentions depuis une bonne quinzaine de minutes. Pourtant lorsque je l’ai croisé, un peu plus tôt, rien ne m’avait particulièrement donné à croire que je ferais tout plus tard pour obtenir la faveur de la prendre toute cru et de toute part.
Nous étions un de ces matins froid, sec et vaguement mis en lumière par un pâle soleil d’un dimanche de février. Je me trouvais par hasard, sur cette place, sur ce marché. Parti tôt ce matin à la recherche d’épices pour agrémenter un reste de fade souper de la veille qui serait mon déjeuner. J’allais à l’étal où je pensais trouver mon bonheur, elle marchait en sens inverse avec l’air d’être encore dans les bras de Morphée. Vêtue banalement d’un gros anorak, d’un jean usé et de bottes de cuir râpé, elle cachait ses cheveux sous un bonnet de laine tricoté. Rien donc qui ne pût m’attirer, même pas sa peau de métissée.
Ne trouvant rien à ma convenance chez ce premier épicier, je repris ma quête et recroisait cette silhouette qui ne m’avait pas marquée. Cette fois-ci, un je ne sais quoi, peut-être un rien de perversité dans le regard affiché, me fît me retourner. C’est sur ces fesses qu’alors je suis resté figé. Dans le jean serré, un cul ferme et fort bien développé, rond et laissant deviné le dos souple et bien cambré, se balançait à chaque enjambée. J’oubliais totalement le but de mon arrivée.
Je m’arrangeais pour à nouveau la croiser. En passant au plus près, je tentais d’attirer ces yeux noirs dans mon regard qui la dévisageait. Elle passa tout en marquant un brin d’intérêt mais sans s’y arrêter. Je partis à sa suite sans quitter de l’œil ce cul magnifique que j’imaginais offert, soumis à mes dessins pervers. Ce qui me mit la trique.
Elle déambulait entre les étals sans jamais vraiment s’arrêter. Et moi qui n’attendais qu’une opportunité, je commençais à en être frustré. Enfin devant un banc de fruit, elle prit place dans la file d’attente. J’en profitais pour me laisser bousculer par la foule de la clientèle qui me poussait à la frôler sans avoir l’air de le faire exprès. La quatrième fois que mon pénis frotta ses fesses à travers les étoffes, elle finit par se retourner. Elle allait pour m’intimer de cesser ce manège, mais l’intensité de mon regard bien campé dans le sien la fît hésiter. J’en profitais pour lui chuchoter dans le bruit ambiant :
« - Madame, avant tout, sachez que je ne suis pervers qu’en privé et avec le consentement de l’intéressée. Il n’ait, de plus, pas dans mes habitudes de chercher aventures sur les marchés. »
Elle aurait pu crier, m’insulter et même me désigner à l’entourage comme le débauché du champ de foire, mais elle préféra me répondre sur le même ton :
« - Monsieur, votre langage châtié ne me fait pas oublier que vous me suivez depuis déjà quelques temps et qu’à l’instant vous vous frottiez à moi tel un vulgaire chien bâtard.
- L’avez-vous bien senti ce désir que vous m’inspirez ? Votre cul, Madame, quand je l’ai vu, je n’ai pu rien plus contrôler.
- Allons, quelle vulgarité ! S’écria-t’elle dans un murmure amusé. Vous pourriez commencer par vous présenter. Peut-être ensuite m’inviter pour un repas. Puis deux, puis trois et après seulement nous verrons cela.
- Comment ? Je ne suis pas de ce genre là. Je sais ce que je veux et si je ne l’obtiens pas, je passe à d’autres jeux. La vie est trop courte et les plaisirs pas toujours au rendez-vous. Alors si vous avez si faim, nous irons manger… Après.
- Mais les conventions….
- Les conventions, Madame, sont pour les gens convenus. Je vous désire et vous n’y êtes pas indifférente. Sinon pourquoi me répondre si bas ? Allons chez moi !
- Peut-être, j’hésite encore…
- Je suis bon amant. J’aime à faire jouir les corps et y prend du plaisir. Je ne suis pas maladroit de mes mains et agile de la langue. Mon imagination dans ce domaine est sans limite et mon sexe dur et droit va et vient bien à la tâche aussi longtemps que cela est nécessaire.
SUITE AU PROCHAIN POST
posts précédents:
Ainsi soit'il
Elle a pesé toute sa vie, guère plus qu’elle ne pèsera toute sa mort
Avec votre permission, madame, cela va sans dire...
jeudi 19 février 2009
Elle a pesé toute sa vie, guère plus qu’elle ne pèsera toute sa mort
Sans vergogne, je visitais l’appartement. Je la trouvais là, allongée, nue, légèrement de côté, la tête en arrière. Son amant gisait, vautré dans la concupiscence à se croire si bien membré.
Lily me jaugeait vaguement, à peine étonnée par la vision d’un inconnu dévêtu se promenant dans ses deux cent mètres carré. Moi je ne savais d’elle que ce que j’en avais vu en début de soirée.
Je m’étais invité à l’un de ces défilés de mode où des pédales défoncées vendaient des styles à gerber à des femmes de financiers convaincues qu’ainsi harnachées, elles feraient oublier leurs décrépitudes botoxées et leurs culs déchirés. Ces rombières se pavanaient au bras de leurs jeunes amants qui n’auraient su avoir la pine sure, sans viagra, cocaïne et promesse de stock en or dur.
De l’électro d’ascenseurs rythmait les passes de sacs d’os. Ces femmes cintres sans chaleur, présentaient des tenues que leurs créateurs qualifiaient de géniales et sur lesquelles je ne m’aviserais pas de donner mon sentiment. Donner un avis c’est accorder de la valeur. Mon hôte était l’une d’elle. Je ne l’avais pas plus remarquée que ces autres échalas achalandés que je préférais ne pas regarder de peur de m’éborgner.
Durant cette course à sac que l’on faisait passer pour de la couture, je m’étais laisser approcher par une espèce de garçon coiffeur, un styliste du capillaire qui me promettait de bien me sucer. Promesse bien mal tenue, car hors sa frénésie et son gout prononcé à bien m’avaler, rien d’extraordinaire en rapport de ce qui était annoncé. Tout juste une bonne pipe à matelot qu’une bonne pute de BMR aurait su me faire en échange d’un mégot.
Rester sur ma faim, j’allais dans l’intention de le laisser me faire mon affaire par derrière. Mais au vu des cinq centimètres faiblissant qu’il proposait de m’enfiler, j’abandonnais et décidait de visiter la tanière où il m’avait traîné.
C’est là que je suis tombé sur Lily. Son amant ronflait. Ce fils de, que je ne nommerais pas, dormait du sommeil de celui qui se croit aussi bon baiseur qu’homme affairé. Il n’était ni l’un, ni l’autre et je le lui aurais bien expliqué. Que même né avec la cuillère en or, la CB du père et la peur du petit personnel à le contrarié, cela ne suffisait à changer la nature et en faire l’un de ceux que les femmes vénèrent. C’était malgré tout, suffisant pour régler les factures.
Je ne suis pas attiré par ces femmes maigres qui vomissent la nourriture. Qui avalent foie gras, caviar et autres poncifs de nos menus pour aussitôt courir se faire dégorger et avaler du laxatif. Je préfère la générosité, pas jusqu’à satiété mais j’aime les formes pas trop déformées. Même chez les hommes et si ils ne sont pas musclés, je les veux grassouillets, voir empâtés mais surtout pas maigrelet, j’aime la chair à tâter.
Pour Lily ce fût différent. Quelque chose m’attirait sur l’instant. De son lit, je la portais jusque sur le parquet, près de la porte d’entrée. Elle était aussi légère qu’une urne funéraire que l’on viendrait de vider.
A défaut de pétrir ses seins, je tirais fortement sur ses tétons tous en la fourrant par la bouche. Je n’eu aucun mal à trouver son clitoris. Au milieu de cette vulve sans chair, il paraissait presque aussi gros que le pénis de celui à qui je devais cette aventure, mais en plus dur. Quand elle jouit, j’entendis tous ses os craquer. Je les vis saillir, prêt à s’échapper en écharpant cette peau sans adiposité.
Je me demande encore ce qui m’a pris cette nuit là. Peut-être une envie de nécrologie, de baiser la mort, d’enfiler l’étroitesse cadavérique en espérant y insuffler un peu de vie. Je ne sais plus trop.
Je ne l’ai jamais revu, Lily. Je n’en ai jamais eu l’envie. J’ai appris sa mort dans les revues. Elle ne mettra guère de temps à se décomposer. C’est triste d’à ce point ne pas respecter le cycle de la vie et de ne rien laisser aux asticots, vers et autres bactéries de quoi faire festin et mieux se reproduire. A moins qu’elle ne se soit faite incinérer et dans ce cas le poids de l’urne n’en fût guère changé.
Si on m’avait demandé de lui dédié une épitaphe, j’aurais fait graver, je crois :
« Elle a pesé toute sa vie guère plus qu’elle ne pèsera toute sa mort »
mardi 17 février 2009
Avec votre permission, madame, cela va sans dire...
Entre deux secousses, le fier onaniste fait la liste de sa morale. Surtout ne pousse jamais la lubricité à lubrifier vos pensées car alors vous pourriez en déduire qu'il n'y a plus de mal à jouir et prendre plaisir à s'étourdir autant de fois qu'il vous en vient le désir avec autant d'amants que vous pourriez en saisir ou de maîtresse, si lasse du foutre vous veniez à en préferez l'humidité vaginale d'une chatte irriguée des caresses alors données.
Ah, où sont-ils mes frères? J'en ai trouvé si peu depuis que je parcoure la terre. Où sont les athées, les vrais, les bouffeurs de cul de nonnes, les sodomiseurs de la pensée supérieure. J'en suis. Je suis de ceux qui haïssent religions, compassions, remords et contritions. Toutes ces fariboles prescrites par les prêtes, rabbins, moines bouddhiste et autres imams. Tous ces dogmes de yahvé, jésus, allah, bouddha et j'en passe, de peur de m'écorcher les mains à écrire leurs sales noms. Toutes ces inventions pour esprits faibles, trouillards et autres cons. Ceux-ci d'ailleurs, même ici, même aujourd'hui quand ils sont en démocratie font toujours là où on le leur dit. Je pense comme je défèque, je dis comme je pisse, je bande comme je respire, je baise comme je vis et rien n'est meilleure qu'une langue à mes fesses pendant que vous , madame, jouissez de ma verge prise à confesse.
Ah, comme la pensée est molle aujourd'hui. Aussi flasque que leurs sexes. Ils ne vous aiment pas, Madame et ne vous font jouir que trop rarement. L'on ne pratique plus, madame, ou si peu ou si mal. pourtant votre cul, Madame, s'affiche partout. Il se montre, s'étale, mais à l'image il n'est plus possible d'y administrer une fessée ou une bonne langue bien fourrée et à défaut d'y décharger dedans on le télécharge sans y toucher. Le masturbé préfère branler du chef et approuver la modernité du sexe virtualisé plutôt que d'un doigt fouisseur ébranler votre fondement, évincer vos dernières réticences aux vices en baisant votre clitoris.
Ah, madame pourtant, vous et moi savons bien que que pour bien jouir de la vie il faut dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit. Et que l'amour, cette abstraction de la reproduction, ne vaut que par le sexe et tous ses interdits. Ah, si j'en avais le temps, madame, je vous briserais les dents pour faire de votre bouche un fourreau velouté à mon sceptre ardent, avec votre permission Madame, cela va sans dire. Mais voilà, je suis pressé et serais me contenter de vous foutre au cul, rapidement vous sodomiser tout en pressant votre clito gorgé de sang avant de reprendre ma route.
