mardi 24 février 2009

Nous irons manger... Après! la suite et fin...

pas besoin de lire la première partie pour s'intéresser à la seconde, mais dans le cas où vous voudriez connaître toute l'affaire, il n'y a qu'à cliquer sur cette phrase.

Moi qui ne croyais en rien, je me suis retrouvé tout d’un coup en pleine crise de spiritualité. Agenouillé devant cette magnifique cathédrale ferme, ronde, chaude et velouté, j’en parcourais de mes prières salivaires l’allée centrale jusqu’à sa nef principale.

Ce fût un moment de grande émotion quand enfin dans mon antre, Isabelle, je venais d’apprendre son prénom, laissait tomber son pantalon. Ce jean serré n’avait pas su cacher un cul si bien formé que depuis sa vision entre les étals du marché j’en avais une raideur bien difficile à dissimuler.
Sitôt la porte d’entrée franchie, je la pressais à se dévêtir. Sous le bonnet, des cheveux mi-longs, mi-démêlés teint en blond. Une faute de goût, à mon avis, qui n’allait pas au mieux avec sa peau chocolat viennois crémeux. Mais je serais m’en accommoder, voir y remédier si jamais cette histoire de fesse devait durer plus que quelques rendez-vous.
Sous l’anorak, un pull. Sous le pull, surprise. Dans un soutien-gorge à balconnets deux beaux seins qui sans être gros n’envisageaient pas de se laisser aller à prêter pitié. Libérées de leurs dentelles, les deux poires aux sombres mamelons dardaient dans ma direction des tétons que je devinais faciles à faire pointer gros comme des petits cornichons.
Enfin, tomba le pantalon. Une culotte blanche faisait encore office de barrière aux délices de ma compassion. Elle allait pour la retirer quand je m’approchais. A genoux, les yeux fermés, je mis mon nez contre sa toison et me laissait submerger par les odeurs de son intimité. Je fis glisser sans précipitation cette ultime frontière de coton vers sa nudité la plus entière. Je saisis ses hanches pour la faire pivoter, puis me reculais avant d’ouvrir les paupières.

Là face à moi, à quelques dizaines de centimètres de mon visage, je contemplais à quel point la nature, quand elle est bien tournée, pouvait faire d’un tas d’os, de chair et de viscères, un ensemble parfait, si bien aménagé que certains se laisseraient aller à croire qu’il existait une main extérieure pour si bien en contrôler les aspects de sa création. Les imbéciles !
Pourquoi alors tant de culs flasques ou plat ou sans formes ou déformés ou tout cela à la fois ?
Pourquoi tant de fesses usées de n’avoir jamais servies que pour s’assoir ?
Sans compter celles qui ne jurent par seulement leurs usages dit naturel. Elles n’ont connu que les contacts d’une toilette faîte rapidement de peur de s’attarder sur cette voie d’expulsion. Elle contient pourtant bien plus de terminaison nerveuse et donne bien plus de sensation au toucher que ne seraient leurs en procurer les bouts de leurs doigts égrenant des chapelets de prières pour plus de leur bonheur sur la terre. Ils pourraient aisément le trouver en se grattant tendrement le fond.
Mais je m’égarais. C’était la vision de ce cul sans imperfection. Troublé mais pas déboussolé j’en revenais à ma passion. Ma langue, du creux de ses reins s’immisçait entre ses fesses et glissait jusqu’au sombre calice. Je sentis une réticence. Isabelle n’avait pas l’air d’être habituée à pareil traitement. Pour déjouer un éventuel reniement, je passais une main entre ses cuisses et d’un doigt fouisseur masturbais son clitoris. Non vraiment, elle n’était pas habituée à semblable cérémonial. Elle n’avait jamais eu connaissance de pareille caresse et après seulement quelques circonvolutions de mon index sur son bouton, elle soupirait d’aise et se laissait aller à toutes mes manipulations... Toutes...

La voilà qui s’éveillait. Je l’observais et me surprenais à éprouver quelques tendresses. Il allait falloir donc qu’elle abandonna cette horrible teinte blonde qui ne lui seyait pas plus qu’une barbe à la Joconde. L’espace d’un instant je devinais dans sa prunelle une certaine honte. Elle avait cédé à mes sensuelles tentations interdites par son éducation. Je déposais un baiser dans le creux de sa cuisse. Elle en oubliait aussitôt ces vieux fonds d’anathèmes qui l’avaient privé depuis tant d’années de toutes ces puissantes sensations. Elle m’a sourit. Je me suis penché à son oreille et lui ai chuchoté :
« - Allons manger, maintenant… »



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