dimanche 22 février 2009

Nous irons manger... Après!

Je la suivais sans cacher mes intentions depuis une bonne quinzaine de minutes. Pourtant lorsque je l’ai croisé, un peu plus tôt, rien ne m’avait particulièrement donné à croire que je ferais tout plus tard pour obtenir la faveur de la prendre toute cru et de toute part.

Nous étions un de ces matins froid, sec et vaguement mis en lumière par un pâle soleil d’un dimanche de février. Je me trouvais par hasard, sur cette place, sur ce marché. Parti tôt ce matin à la recherche d’épices pour agrémenter un reste de fade souper de la veille qui serait mon déjeuner. J’allais à l’étal où je pensais trouver mon bonheur, elle marchait en sens inverse avec l’air d’être encore dans les bras de Morphée. Vêtue banalement d’un gros anorak, d’un jean usé et de bottes de cuir râpé, elle cachait ses cheveux sous un bonnet de laine tricoté. Rien donc qui ne pût m’attirer, même pas sa peau de métissée.

Ne trouvant rien à ma convenance chez ce premier épicier, je repris ma quête et recroisait cette silhouette qui ne m’avait pas marquée. Cette fois-ci, un je ne sais quoi, peut-être un rien de perversité dans le regard affiché, me fît me retourner. C’est sur ces fesses qu’alors je suis resté figé. Dans le jean serré, un cul ferme et fort bien développé, rond et laissant deviné le dos souple et bien cambré, se balançait à chaque enjambée. J’oubliais totalement le but de mon arrivée.

Je m’arrangeais pour à nouveau la croiser. En passant au plus près, je tentais d’attirer ces yeux noirs dans mon regard qui la dévisageait. Elle passa tout en marquant un brin d’intérêt mais sans s’y arrêter. Je partis à sa suite sans quitter de l’œil ce cul magnifique que j’imaginais offert, soumis à mes dessins pervers. Ce qui me mit la trique.

Elle déambulait entre les étals sans jamais vraiment s’arrêter. Et moi qui n’attendais qu’une opportunité, je commençais à en être frustré. Enfin devant un banc de fruit, elle prit place dans la file d’attente. J’en profitais pour me laisser bousculer par la foule de la clientèle qui me poussait à la frôler sans avoir l’air de le faire exprès. La quatrième fois que mon pénis frotta ses fesses à travers les étoffes, elle finit par se retourner. Elle allait pour m’intimer de cesser ce manège, mais l’intensité de mon regard bien campé dans le sien la fît hésiter. J’en profitais pour lui chuchoter dans le bruit ambiant :
« - Madame, avant tout, sachez que je ne suis pervers qu’en privé et avec le consentement de l’intéressée. Il n’ait, de plus, pas dans mes habitudes de chercher aventures sur les marchés. »

Elle aurait pu crier, m’insulter et même me désigner à l’entourage comme le débauché du champ de foire, mais elle préféra me répondre sur le même ton :
« - Monsieur, votre langage châtié ne me fait pas oublier que vous me suivez depuis déjà quelques temps et qu’à l’instant vous vous frottiez à moi tel un vulgaire chien bâtard.
- L’avez-vous bien senti ce désir que vous m’inspirez ? Votre cul, Madame, quand je l’ai vu, je n’ai pu rien plus contrôler.
- Allons, quelle vulgarité ! S’écria-t’elle dans un murmure amusé. Vous pourriez commencer par vous présenter. Peut-être ensuite m’inviter pour un repas. Puis deux, puis trois et après seulement nous verrons cela.
- Comment ? Je ne suis pas de ce genre là. Je sais ce que je veux et si je ne l’obtiens pas, je passe à d’autres jeux. La vie est trop courte et les plaisirs pas toujours au rendez-vous. Alors si vous avez si faim, nous irons manger… Après.
- Mais les conventions….
- Les conventions, Madame, sont pour les gens convenus. Je vous désire et vous n’y êtes pas indifférente. Sinon pourquoi me répondre si bas ? Allons chez moi !
- Peut-être, j’hésite encore…
- Je suis bon amant. J’aime à faire jouir les corps et y prend du plaisir. Je ne suis pas maladroit de mes mains et agile de la langue. Mon imagination dans ce domaine est sans limite et mon sexe dur et droit va et vient bien à la tâche aussi longtemps que cela est nécessaire.


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Ainsi soit'il
Elle a pesé toute sa vie, guère plus qu’elle ne pèsera toute sa mort

Avec votre permission, madame, cela va sans dire...

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